Les signatures digitales classiques ont la propriété, parfois indésirable, d'être universellement vérifiables par toute personne possédant la clé publique du signataire. D. Chaum et H. van Antwerpen ont introduit, en 1989, le concept de signature indéniable dont la vérification ne peut s'effectuer sans interaction avec le signataire. Dans cet exposé, nous présenterons deux protocoles de signatures indéniables.
Le premier protocole, issu d'un travail en collaboration avec Fabien Laguillaumie (Time-Selective Convertible Undeniable Signatures, CT-RSA 2005 à paraitre) offre au signataire la possibilité additionnelle de convertir des signatures indéniables en des signatures universellement vérifiables. Ce schéma, basé sur les couplages, est performant et produit des signatures courtes ; sa sécurité, dans le modèle de l'oracle aléatoire, repose sur le problème Diffie-Hellman et un problème décisionnel non standard.
Le second protocole revisite le schéma de signatures indéniables basé sur l'identité proposé par C. H. Lim et P. J. Lee en 1992. Ce protocole, publié sans analyse de sécurité et reposant sur le problème RSA, est beaucoup plus efficace que celui récemment présenté par B. Libert et J.-J. Quisquater. Nous prouverons la sécurité du schéma, sous des hypothèses algorithmiques classiques, dans le modèle de l'oracle aléatoire et nous montrerons que le protocole devient significativement plus efficace une fois considéré dans un contexte de groupes de classes.
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