DEA Algorithmique, Arithmétique et Algèbre
Université de
Caen SDAD CNRS

Laboratoire Structures Discrètes & Analyse Diophantienne


DEA Algorithmique, Arithmétique et Algèbre

Responsable : Bernard LECLERC

leclerc@math.unicaen.fr

Ecole Doctorale SIMEM

Université de CAEN -- ISMRA

Université de Caen, Campus 2, B.P. 5186, 14032 CAEN Cedex


1. Objectifs

Le DEA Algorithmique, Arithmétique et Algèbre est à la fois un diplome terminal au niveau Bac+5 et une ouverture aux études doctorales. C'est une initiation aux activités de recherche basée sur des thèmes liés à l'algèbre, la théorie des nombres et plus spécialement à leurs aspects algorithmiques. La formation doctorale est dispensée par l'équipe CNRS ``Structures Discrètes et Analyse Diophantienne'' (SDAD) qui comprend des enseignants-chercheurs regroupés autour de 5 thèmes : logique, algèbre, théorie des nombres, géométrie, analyse.

Le DEA vu comme un diplome terminal s'adresse en particulier à des enseignants en mathématiques au seuil de leur carrière (stagiaires d'Agrégation). Il les met en contact avec des théories qui ne figurent pas au programme de la Licence ou de la Maitrise et leur donne un apercu de l'évolution actuelle de la discipline qu'ils vont enseigner.

Mais la vocation principale du DEA est d'etre la première année d'un cursus d'études doctorales. Il est la voie d'accès à un travail de recherche pouvant conduire à la soutenance d'une thèse de l'Université de Caen (sous réserve d'acceptation d'encadrement par l'un des membres de la formation doctorale).

L'étudiant devra acquérir les notions de base utilisées dans un domaine de recherche mathématique, apprendre à utiliser une bibliothèque, à se documenter sur une question, à lire des articles mathématiques, à faire la synthèse de travaux épars, à rédiger et à exposer des résultats mathématiques.


2. Organisation

2.1 Conditions d'admission

L'admission est en principe réservée aux étudiants titulaires d'une maitrise de mathématiques. Par dérogation elle peut etre accordée aux titulaires d'une maitrise d'ingéniérie mathématique ou d'une maitrise d'informatique fournissant une lettre de motivation argumentée.

Lea dossiers d'inscription sont disponibles auprès du secrétariat du département de mathématiques. Ils sont à renvoyer au responsable du DEA avant le 15 septembre 2000 .

2.2 Organisation de l'enseignement

Le DEA comprend une partie théorique (cours) et une partie pratique (stage). Le diplome est délivré aux candidats qui obtiennent une note supérieure à 10/20 dans chacune des deux parties, et la note finale est la moyenne de ces deux notes.

Le stage est un travail individuel qui doit permettre au candidat de découvrir l'activité de recherche. Il est encadré par l'un des professeurs intervenant dans le DEA et consiste en général en l'analyse d'un ou plusieurs articles de recherche récents. Il donne lieu à la rédaction d'un mémoire et à une soutenance de stage devant un groupe d'enseignants.

Les cours sont tous de 25 heures. Ils sont validés par des examens de 4 heures, avec une session de rattrapage en septembre. La partie théorique sera acquise après réussite aux examens de cinq cours choisis parmi les cours proposés (voir liste ci-dessous). La note de la partie théorique sera la moyenne des cinq notes obtenues à ces examens.

Les équipes de la formation doctorale organisent un un séminaire de structures discrètes, un séminaire de théorie des nombres et d'algèbre, un séminaire de géométrie algébrique, et un séminaire d'analyse. La participation à l'un de ces séminaires est vivement recommandée, surtout aux candidats souhaitant s'inscrire ultérieurement en thèse.


3. Liste des cours

Le DEA propose 3 cours de base et 5 cours spécialisés.

Les 3 cours de base sont dispensés au premier trimestre et sont directement accessibles aux étudiants issus d'une maitrise de mathématiques.

Les cours spécialisés sont des introductions à des domaines de recherche actuels. Certains d'entre eux s'appuient sur des notions introduites dans les cours de base.

En outre, les étudiants peuvent choisir un des cours de l'option Algorithmique du DEA IAA (Intelligence Artificielle et Algorithmique), qui appartient aussi à l'Ecole Doctorale SIMEM.


3.1 Cours de base


P. Dehornoy : Algorithmique et théorie combinatoire des groupes

- Notions de modèle de calcul et de problème décidable et semi-décidable; existence de problèmes indécidables. - Groupes libres, présentation d'un groupe, problème de mot, formes normales. - Graphe de Cayley d'un groupe, inégalités isopérimétriques, groupes automatiques. - Exemple des groupes de tresses et des groupes d'Artin.

Références :

P. Dehornoy, Complexité et décidabilité, Springer 1993.

Epstein, Word processing in groups, Barlett and sons 1992.


E. Reyssat : Arithmétique

- Théorie élémentaire : nombres premiers, répartition, diviseurs, factorisation. - Corps finis. Réciprocité quadratique. - Corps p-adiques. - Nombres algébriques, nombres transcendants, exemples. - Corps de nombres : groupes de classes, unités, décomposition en idéaux premiers. Exemples de quelques familles de corps de nombres.

Références :

H. Cohen, A course in computational algebraic number theory, Springer, 1993.

K. Ireland, M. Rosen, A classical introduction to modern number theory, Springer 1990.

D.A. Marcus, Number fields, Springer 1987.

I.M. Niven, H.S. Zuckerman, H.L. Montgomery, An introduction to the theory of numbers, Wiley, 1991.

P. Samuel, Théorie algébrique des nombres, Hermann, 1967.

J.-P. Serre, Cours d'arithmétique, P.U.F. 1970.

A.B. Shidlovskii, Transcendental numbers, De Gruyter, 1989.


J. Boxall : Algèbre commutative et Géométrie algébrique

- Rappels sur les anneaux commutatifs. - Extensions de corps. - Algèbres de polynomes. Anneaux de Jacobson. - Théorèmes de zéros, variétés affines et projectives, polynome de Hilbert.

Références :

D. Lorenzini, An invitation to arithmetic geometry, AMS 1996.

D. Eisenbud, Commutative algebra with a view towards algebraic geometry, Springer, 1995.

H. Matsumura, Commutative ring theory, an introduction, Cambridge University Press, 1986.

D. Perrin, Géométrie algébrique, une introduction, Editions du CNRS, 1995.


3.2 Cours spécialisés


N. Creignou : Complexité autour du problème SAT

- Satisfaisabilité des formules booléennes (SAT) - Classes de complexité NP, ##P, et max SNP - Exemples de problèmes conduisant à des algorithmes en temps polynomial, et de problèmes ``difficiles" c'est-à-dire complets dans la classe en considération.

Références :

M. Sipser, Introduction to the theory of computation, PWS Publishing Company, 1997.


P. Matet : Combinatoire

- Théorème de Ramsey fini et infini. - Graphes et jeux. - Théorème d'Ellentuck. Théorème de Van der Waerden. Théorème de Haindman.

Références :

R.L. Graham, Rudiments of Ramsey theory, AMS, 1981.

R.L. Graham, B.L. Rothschild, J.H. Spencer, Ramsey theory, Wiley 1980.

J. Nesetrill, V. Roedl, Mathematics of Ramsey theory, Springer 1990.


B. Leclerc : Représentations linéaires d'algèbres de Iwahori-Hecke

- Algèbre de Hecke d'un groupe G relativement à un sous-groupe H. Exemples en théorie des nombres. - Groupes de Coxeter. Algèbre de Iwahori-Hecke associée à un groupe de Coxeter. - Représentations des algèbres de Iwahori-Hecke de type A, et application à l'invariant polynomial de Jones. - Introduction à la théorie de Kazhdan-Lusztig.

Références :

J. E. Humphreys, Reflection groups and Coxeter groups, Cambridge University Press, 1992.

A. Mathas, Iwahori-Hecke algebras and Schur algebras of the symmetric group, AMS University Lecture Series, 1999.


D. Essouabri : Séries de Dirichlet généralisées et applications en théorie des nombres

Ce cours est une initiation aux méthodes géométrico-analytiques en théorie des nombres.

- Calcul différentiel et intégral sur les variétés, formules de représentation intégrale, formules sommatoires, résolution des singularités et prolongements méromorphes des intégrales fibres. - Interprétation de certains problèmes arithmétiques en termes de séries de Dirichlet généralisées, et leur construction. - Outils géométriques pour l'étude des séries de Dirichlet généralisées.

Références :

G.M. Henkin, J. Leiterer, Theory of Functions on Complex Manifolds, Akademie-Verlag, Berlin 1984.

M.L. Lapidus, M. van Frankenhuysen, Fractal Geometry and Number Theory, Birkh\.auser Verlag, 1999.

D. Perrin, Géométrie algébrique, Editions du CNRS, Paris, 1995.

E.C. Titchmarsh, The theory of the Riemann zeta function, Clarendon Press, Oxford, 1986.


F. Amoroso : Point de petite hauteur dans une puissance du groupe multiplicatif

- Hauteur de Weil et ses propriétés. - Version effective du théorème de finitude de Northcott (théorème de comptage des points de hauteur bornée dans un corps de nombres). - Minoration de la hauteur de Weil pour des nombres algébriques non racine de l'unité (problème de Lehmer). Théorème de Dobrowolski et certaines de ses généralisations récentes. Lemme de Siegel. - Problèmes analogues en dimension supérieure. Résultats connus et esquisse des démonstrations en petite dimension.

Références :

M. Waldschmidt, Diophantine approximation on linear algebraic groups, (Chapitre 3), Springer, 2000.


3.3 Cours de l'option Algorithmique du DEA IAA

C. Carlet : Codes Correcteurs

M. Girault : Cryptographie

E. Grandjean, J.-J. Hebrard : Complexité et algorithmes combinatoires

B. Vallée : Analyse en moyenne, structures de données et algorithmes